Cette offre de formation est modulable et peut être personnalisée en fonction des besoins de l’établissement et des attentes des stagiaires. Il est opportun que le formateur et le ou les directeur et cadre de santé de l’équipe puissent discuter des problématiques au préalable. 

Dans le cadre d’une réalité difficile au quotidien, il arrive que le soignant perde la notion d’écoute du patient dont il assure la prise en charge. Ces situations peuvent engendrer de la maltraitance, à l’insu même du soignant. Apprendre à mieux se connaître et à prendre soin de soi, permet au soignant tout en étant présent à lui-même à être mieux présent et bientraitant pour son patient.

Cette forme de tact, d’attention sans tension, à l’autre et à soi-même, dans le verbal tout comme dans le non verbal, permet de sortir des automatismes des actions réflexes déconnectées de soi pour retrouver la réflexivité d’un travail en conscience où la relation reste au cœur des soins.

Cette formation permettra d’apporter des éléments concrets de bientraitance pouvant aider des soignants à s’inscrire dans une démarche continue d’amélioration de leur pratique, chacun partant de là où il en est

Objectifs :

  • Mieux se connaître pour agir avec ressources.
  • Améliorer son impact au sein d’une interaction
  • Établir les fondements d’une relation de bientraitance.

Quatre journées dont deux poseront après avoir approfondi le concept de bientraitance,  les bases d’un prendre soin de soi pour mieux prendre soin de l’autre. Nous privilégierons pour ce faire une approche non verbale centrée sur le travail corporel où le toucher et l’observation auront une large place. La troisième journée permettra de travailler plus spécifiquement l’écoute et le positionnement verbal. Durant la quatrième journée des éléments concrets de bientraitance seront apportés en lien avec les problématiques professionnelles des soignants (soins aux personnes âgées, aux enfants, où aux personnes porteuses de handicaps)

Le concept de  bientraitance

Une attitude qui trouve son fondement au carrefour  des concepts théoriques suivants :

  • Celui de « mère suffisamment bonne » de Winnicott,
  • Ceux des trois fondements d’une relation centrée sur les personnes selon Rogers : « congruence, considération positive inconditionnelle, compréhension empathique »,
  • Celui de la « sollicitude »  développée par Ricoeur et reprise par Pagès et Honoré
  • Celui d’une « distance impliquée ou d’une implication distanciée » décrite par Prayez et reprise de nos travaux sur l’accompagnement social
  • d’une responsabilité de « vigilance éthique » selon Pandelé

Le concept de maltraitance est il le contraire et l’opposé de celui de bientraitance ?

  • Difficulté pour quelqu’un qui maltraite de prendre conscience d’actes qui sont inscrits au cœur de ses pratiques comme naturels pour lui
  • La bientraitance comme une démarche d’amélioration continue des pratiques, chacun partant de là où il en est
  • Une réflexion en action sur la juste distance à autrui donnant à chacun le sentiment d’être à la fois différent et relié dans son humanité.

Niveau Intra personnel : la relation avec soi-même 

Les ressources du corps dans de la connaissance de soi.

  • La gestion du stress et des émotions : Les liens entre le corps, l’esprit et les émotions.
  • Se mettre à l’écoute du corps et de ses pensées pour s’aider soi-même
  • L’attention juste dans l’action, sentir et non pas penser.

La conscience de l’impact de nos manières d’être en relation.

  • La proxémie : l’art de trouver la bonne distance.
  • Le regard, le toucher, la parole au cœur de la relation.
  • Les attitudes verbales et non verbales qui font violence au patient.
  • De la perception à l’information et à l’action.
  • Les filtres relationnels dans l’observation, le toucher, ou la parole.
  • Les quatre figures types de la rencontre avec autrui.

Niveau interpersonnel : la relation avec le patient

L’expérience de la rencontre : être capable de se décentrer de soi pour prendre soin de l’autre

–    Les modes de présence dans le soin : présence passive, réactive,  réflexive

  • Pour une éducation du regard, de la main, et des mots.
  • L’écoute sensible et la reformulation pour mieux se centrer sur les besoins de l’autre
  • Les limites de l’empathie
  • Le feed back, savoir en donner et en recevoir pour maintenir le lien, et cela d’autant plus que le patient n’est pas en possibilité de parler.

 Se tenir face à l’autre et savoir mettre en commun, maintenir le lien

  • De l’importance de l’expérience, d’une présence au cœur des mains, dans la touche d’un regard, ou d’une écoute sensible.
  • Centrage sur soi ? centrage sur l’autre ? ou sur l’action ? Quelles conséquences ?
  • L’attitude miroir pour des patients qui ne communiquent pas
  • L’affirmation de soi dans les situations difficiles

Comment à la lumière du travail corporel effectué penser autrement la démarche de soin avec des adultes / des enfants ? Quels éléments mettre en place permettant à chaque patient de pouvoir se reconnaître comme un homme regardé, touché, et à qui le soignant parle.

Niveau interactionnel : les relations en lien avec des problématiques spécifiques 

 La relation avec l’adulte âgé.

  • Compréhension de la vieillesse et de l’homme vieux.
  • Le concept d’humanitude qui permet de poser les bases d’un accompagnement dans le respect et la reconnaissance de l’autre différent comme un semblable dans son humanité.

La relation avec le jeune enfant

  • Compréhension du développement psycho-affectif et social de l’enfant
  • Eléments de relation d’aide dans la gestion du stress et de l’angoisse de l’enfant hospitalisé.

Nos stagiaires ont évalué la formation :

Compilation des retours des stagiaires pour l’année 2019

Cohérence cardiaque et processus thérapeutique mars 2020 Strasbourg